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30-09-2006

maxime connaît son chemin

Perdre un  enfant…un  enfant  qui  se  perd…  Qu’  est – ce  que  la  perte?

Perdre  un  enfant , c’  est  peut  – être ne  plus  savoir  où  il  est  ,  où  il  en  est  dans  sa  vie,  se demander  où  est  sa  vie.

L  ‘  on  entend , par  perdre un enfant   avoir  perdu  un  enfant  dans  la  mort.Mais , mourir  fait  partie de  la  vie,  c’  est  bien  souvent  ce  qu  ‘  on  dit.

Un  enfant  qui  meurt ,  pour  des  parents  ,  il  n ‘ y  a  rien  de  pire ..

Rien  qu ‘ à  l’  imaginer,  un  effroi ,  une  effroyable  terreur  envahit  le  parent  qui  est  amené  à  evoquer une  telle  injustice. Les  enfants  ne  doivent  pas  partir  avant  les  parents!

C ‘ est  l’  ordre  naturel  de  la  vie,  est  ce  que  la  vie  est toujours  ordonnée?

Elle  nous  joue des tours  ,  se  joue  de nous ,  ou  est -  ce  nous qui  ne savons  pas  l ‘ écouter ?Peut – être ne savons nous   pas  jouer  avec  elle .

Les enfants  jouent  ,ils  aiment  jouer ,  souvent  ,  il  y  a  un  gagnant  et un perdant,  est  – ce toujours  juste?

Chacun  gagne  -  t- il  à  tour  de  rôle? Non ,  nous le  savons bien .Parfois ,  certains  trichent , gagner  c  ‘est  quand  même  mieux  que  de perdre…

Mais  ,  que  perd -  on?

L  ‘  estime  de soi , il  n’  est présent  que si  l’  on  se  montre  gagnant  à  tous  les  coups…?  Je  ne  crois  pas  ,  non  je  ne  le  crois  pas  du  tout.

Accepter  de  perdre ,  est  un  défi pour  soi  – même un  défi  contre  soi -  même ,  un  défi  pour  grandir.

Ai  -  je  voulu  me  lancer  ce  défi ,  ai – je voulu lancer  ce défi  à  mon  compagnon ?

Je  le  perçois  un  peu  de  cette  manière…Maxime  a  relevé le  défi  lui  aussi ?

Il  m’ a  semblé qu’ il  me  signifiait  cela ,  lors de l  ‘ amniocentèse.  Le  menton  relevé  , il  me  disait : «  Je  n’  ai  pas  peur de ce qui  se passe ,  ou  , plutôt ,  j’  ai  de  la  peur  , mais  je  vais  l  ‘  affronter , la  peur  ne m’  apportera rien qui  puisse m ‘  aider  pour  quoi  que  ce  soit et  , là  intervient  le  courage .

Je  ressens la peur , je ne  peux la  faire  disparaître , elle est  là , sans que  je  lui  demande  de  venir  ,  c  ‘  est  tout.

Quand  on  a  peur  ,  on  peut  fuir  , parfois,  mais , Maxime , lui  ne pouvait  fuir .Je  l’  ai  contraint  à  affronter ça !

Est  ce  que  je me le pardonnerai  un jour ?

Je  ne  sais,  ce que  je  sais , c’ est  que , je n’  ai  cessé de lui  dire  que je  l’  aime ,  qu   »  il  ne devait  pas  avoir peur ,  que  je  l’ aimais déjà  à la  folie et  que  quelqu’ étaient  les résultats de cet  examen,  je  ne  laisserai  plus  personne  décider  pour   moi et que de toute façon  , il resterait  dans  son petit  nid  d’  amour jusqu’  au  moment  il  serait  prèt  à  venir  au  monde .

Je  l  ‘  accueillerai  alors  dans  le  petit nid  d’ amour  que  lui  offriront  mes  bras ,  je  l’  accueillerai ,  tel  qu’  il  sera et  je  l’  aimerai  tel  qu’  deviendra .

Je  suis sa  maman!

Il  est  l’ enfant  ,  le  dernier  que  désirait accueillir et  voir  grandir  dans  cette  vie .

Et  pourtant  ,  je pressentai  déjà  un  autre destin,  je le  pressentai où j  ‘ en  ressentai  le  besoin ?

C  ‘  est  terrible  de  se  dire  ça ,  c’  est  presque  inacceptable de  dire  ça !

Et  pourtant ,  ces  pensées sont  venues en  moi.

Maîtrisons  -  nous  toujours  nos  pensées ?

Alors  là  ,  mais  alors  là  ,  je peux  vous  dire  que  pour  moi ,  ce  n’  est pas du  tout  le  cas ,  je  suis  un  «  cas  » ,  mais  , n’  est ce pas  un peu ,  ne  serait  -  ce  qu’  un peu  le   cas  pour  tout  un  chacun ?

Je  serai  tentée  de dire  oui ,  mais  je  me  trompe  probablement…

Comment  m  ‘  expliquer  toutes  ces idées  un  peu  étranges  qui  m’ ont  habité  pendant  tout  le temps  que  je portais  Maxime.  ?

Faut  -  il  les  évoquer?

Je  me  souviens  de  ma  réaction ,  une  sensation  de malaise , je ne me reconnaissais  pas ,  je  ne  comprennais pas  du tout ce qui   avait  pu  m’ amener  à avoir  un  tel  sursaut  de  rejet.

J ‘  étais  dans  la  salle d ‘ attente  du   médecin  responsable de  la  maternité  ou  j’  avais  décidé d’ accoucher  pour  la  cinquiéme  fois.

Ils  étaient  tous  nés  au  même endroit .Pourquoi  faudrait  – il  qu’ il  en soit  autrement pour  Maxime?

Une toute  jeune maman  était  là  avec son  bébé  ,  environ  quatre  mois.

Lorsqu’  elle  l ‘a   pris dans  ses bras  , j’  ai éte  pris  d’  un effroi  inexplicable , je  me  suis  dit que  je  ne voulais  pas de ça …

Mais ,  que  signifiait  cette  réaction ,  j’  ai  senti que   tout  se nouait  à  l’ intèrieur  de  moi …La  peur,  la  peur  était  là …

Je  ne  voulais  pas me  laisser  submerger  par  elle, à  quoi  bon ?

Non ,  je ne voulais pas , il  fallait que je   tienne  bon .

Je saurai  vaincre  ,  la  vaincre  et  la  convaincre de s  ‘  en aller .

Et  c’  est Maxime  qui  s’  en  est allé…

Il  faut  maintenant  l  ‘ annoncer à  mon  ainée .Que  vais  – je  lui  dire ?

Elle  attendait  mon  appel  vers  18 h .  Ayant  à  chaque  fois eu  des accouchement  assez longs,  je  me  disais ,  que  , sans  perfusion  , Maxime ne  naîtrait  pas avant  le mercredi.

J ‘ étais donc  sûre de  pouvoir  appeler  ma  fille comme  prévu.

A  l’  heure prévue  ,  je  téléphone  ,  elle  décroche : »  Maman  ,  qu’ est  ce  qui  se  passe ? J’  ai peur ,  tu  as  une  drôle de  voix  …Maman , dis - moi … »  Elle  pleure ,  j’  entends  les  sanglots  dans  les  secondes  qui  suivent,  un siècle ,  une  éternité  ,  je  ne sais  plus…

Je  ne  lui  ai  rien  expliqué , elle a  tout de  suite  saisi  la  vérité…

Pas  besoin  de  parler  ,  les  émotions  parlent d’  elles  mêmes .
Elle  vient  avec  ses  grands -  parents,  ils  sont retournés  la  chercher  ,  son  frère  pleure un  peu  moins.  Mais  ,  il  paraît  perdu ,  assommé , le  regard  sombre , le  visage  préoccupé , exprimant  l  ‘ incompréhension  .

On  y  lit  : «   Mais  pourquoi , pourquoi  Maxime  ne peut  nous  rejoindre , partager  notre  vie ,  il  ne  doit  pas  mourir,  pas lui ,  pas un  bébé qui  n’  a rien fait  à  personne  »

Ma  fille   entre  ,  elle  a  le  visage  complètement  défait , elle  vient  tout  contre moi ,  elle se  colle à  moi , comme  si  elle  avait  terriblement  peur  de me  perdre.

La  mort  étant  là  ,  elle  imagine  le pire  pour  moi , elle communie  totalement  à  mes  émotions,  elle  est  si  proche de  moi  ,  elle ressent  ce  que  je  ressents.

Il  ne  lui  est  pas possible  d’  envisager  de me  quitter ,  elle  a  peur  de  ne  plus  me  revoir  ,  comme  moi  j’  ai peur  ;Une peur  terrible de mourir  pendant  cet  accouchement  là  , une  peur  terrible  de  ne  plus  revoir  mes deux  plus  petits bouchons que  je  ne peux  me  résigner à  faire  venir  à l’ hôpital.

Je  les verrai  demain  ,  après  avoir  accouché  ,  si  je les revois,  maintenant  je ne m’ en sens pas capable, ils  seraient  terrorisés  de  me voir  ,  de  sentir  à  quel point j’  étais  terrorisé .

Cette  angoisse ,  terrible  ,  insurmontable  angoisse qui  me  fait  mourir  de  douleur.

Ma  fille , ma  petite chérie  doit partager  ça avec moi !

Elle  ne  parle  que très  peu  de  Maxime,  elle a le  coeur  lourd  , si   lourd  de  son absence, que  pourrait – elle  dire? 

Nos  yeux  se  parlent  ,  se racontent  nos  souffrances mutuelles , notre  déchirement ,  Maxime  nous  manque si  cruellement  .

Notre  petit  Maxime , elle  souhaitais  tant  s’ en  occuper , m’ aider  , me  montrer  qu ‘elle  sait  être là  pour  moi,  ça  je le sais …

Il  faut  qu’ elle parte  ,  il  se  fait  tard , les grands - parents ont besoin  de  rentrer ,  ils  ont  eu  une très dure journée  .

Ils  n’  étaient absolument pas préparés  à  affronter  tout  ce  qui  arrive,  ils ont  été  là  ,  de  tout  leur  coeur  pour leurs  petits  enfants  et  pour  moi  aussi.

Merci  ;  sincèrement  ,  profondément  merci  à  vous , vous étiez  indispensables et  avez  été  présent ,  oui  la  présence ,  une  présence attentive  ,  attentionnée,  peu  de  mots  mais  que d ‘ émotions ..

ILs  sont  partis ,  difficilement ,  avec  une  appréhension ,  avec  un  «   à  demain  » si  anxieux..

Je  les aime  ,  je ne veux pas les quitter  , je  ne  veux  pas les  laisser  à l’ abandon…

Avec cette idée ,  je  me  sens dans  d  ‘  abominables ,  bien  plus  que terrifiantes ,  terreurs.

Le déchirement  que je  vis  ne  cesse  de  se  multiplier  , mais  où  cela  va  – t- il  s  ‘  arrêter.

Il  fait ,plus  noir  que  la  plus  sombre  des  nuits ,  les  ténèbres  m’  engloutissent ,  je  ne  lutte  pas ,  c’  est  tout à  fait  inutile .

Il  n’  y  a  pas  d’  autre  chemin  , il  va  falloir  avancer  dans  ces  ténèbres,  l  ‘ obscurité   est  en moi ,  je  ne  suis  plus  que  ténèbre  à  mon  tour.

Je  suis  seule  dans  la  chambre  ,  seule  pendant  un  long  moment,  je  suis  seule au  monde…

Je  n’  existe  plus ,  j’  ai  le  corps  d’  une  femme  enceinte ,  mais ce  qui m’  habite  , n’  est qu’ un  vide ,  une absence, qui prend  bien  plus de place  que  le  petit  corps  sans  vie que  je porte dans  mon  corps  tout  contre  mon  coeur.

MON  compagnon  arrive ,  c’  est si dur  pour  lui  , nous  ne  parlons  guère  .

Il  a pris  les  deux  petits  en photo  avec  son  portable ; il  veut me  montrer  de  l’  attention, il  me  montre les photos .Ils  sont  souriants  ils  jouent  , je ne les  reconnais  plus  .

Je  ne connais  que  ma  douleur ,  plus  rien  d’  autre  n ‘ a  de  l’  importance  ,  non  plus  rien  d’  autre!

J  ‘ ai  peur  ,  si  peur  ,  si  Maxime est parti  aujourd’  hui  ,  alors demain ,  ce sera  mon  tour.

J’  en  suis  persuadée.Il  n’  y  a pas  d’  autre  avenir  pour  moi  ,  jamais plus je ne  reverai  mes  enfants…

Je  suis  incapable  de  me  maîtriser ,  je  suffoque  , je sort  dans  le  couloir  , je  cherche  quelqu’ un qui  peut  me  rassurer.  

Mon compagnon vient vers  moi  et me  demande  doucement de revenir  dans  la  chambre , il  me  dit  des  mots  qui me  rassurent .

Il  a  l’  air  si  sûr  de  lui,  là  je  peux  lui  faire  confiance,  il vient près de  moi ,  ça  va  un peu  mieux,  un  peu  , mais c’  est  suffisant  pour que  je  soit  en  mesure  de  me  calmer.

Nous  parlons , il  commence  à  parler  de  sujets  dont  je  ne  veux absolument pas  entendre parler!

Déjà  ,  la  sage  – femme avait  prononcé  des  mots  interdits ,  inacceptables,  comment  peut  -  elle  tenir  de tels  propos ,  comment ?

Elle  avait prononcé  les  mots  suivants:  mort  foetale  ;pompes funèbres .

Mais  je  vais  accoucher …alors  pourquoi  ce  vocabulaire ,  ils  doivent  tous  se  tromper  ,  le  papa  de  Maxime  aussi .

Ils  se  trompent  tous ,  ce  n’  est  pas  vrai ,  mon  bébé  n’  est  pas  mort pas  mon  tout  petit ;

Hier  soir  , encore  je  sentais  ses  petits  pieds , j  ‘  ai  prié  comme  tous  les  soirs et  il  bougeait ,  alors  il  va  encore  bouger …

NON  ,  je  ne  veux  pas vivre  ça ,  non je  ne  pourrais pas  faire  face ,  j’  ai  tant  besoin  de  toi  Maxime .

Je  te  veux  dans  cette vie  , là  maintenant ,ne  me  laisse pas  , je  t’  en  prie ;  je  t’  aime  tant  ,  je  t’  aime  de  tout  mon  être…

Où  va  -  t  -  on  mettre son  petit  corps?

Dans  mes  bras ,  quelle  question!

Et  après ,  quand  il  faudra  le  donner…

Où  pourra – t – il  reposer ?

Je  ne  suis  pas  en  mesure  de  répondre,  je  suis  dans  l  ‘  incapacité  totale  de me  projeter dans ces  préoccupations là …

Le  papa  de  Maxime  propose de  le  mettre avec  ses grands – parents, le  grand  papi est  parti  seulement 3 mois  plus  tôt, il  avait  88 ans ,  Maxime , lui  a  quel  age ? 

L  ‘  âge  des  anges .

A  l ’  enterrement du  grand - papi  ,  j’  étais  dans  une  appréhension profondément désagreable;Je  rgardai  le  cerceuil et  je  n’  arrivais  pas  à  accepter la  fin  de  vie  de  corps.Je  ne  pouvais  me  faire  à  l’  idée  que  ce  cerceuil  contienne  un  homme  mort ,  c’  est  terrifiant  la  mort.

Et  , je  me  suis  dit :  «   j’  éspère  que  je  ne  serai  pas  bientôt devant un  autre  cercueil  ,  ou  dans   ce  cercueil… »

Cette  peur  de  la  mort ,  je  la  véhiculait  ,  elle me  hantait  réguliérement,  je  ne  pouvais  m’  imaginer  que  tout  s’  arrête  un  jour ,  ce  n’  était  pas  possible..

Le  prêtre  a  commencé  à  parlé …

Ce  discours , son  discours  ,  ces  mots , les  siens  …

Une  étrange  et  paisible  sensation   une  profonde et  pénétrante  sensation  d’  espoir .
La  vie  serait  donc  éternelle?

Oui , il  y  croit  si  fort  ,  si  profondément ,  ça  ne  peut  qu’  être  vrai  ,  c’  est  la  vérité !

 

Je  quitte  ,  l’  église  juste  aprés  la  cérémonie  ,  je  ne  vais  pas  au  cimetierre.Les enfants  sont  tous  les  quatres  seul  à  la  maison  et  je  ne  veux  pas  les  laisser  seuls  plus  longtemps…

Et  puis  ,  les  cimetierres  ,  je  n’  aime  pas  ça  ,  j’  ai  peur…  

                                     

 

              

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29-09-2006

Être là pour eux…

jE   PEUX QUE  METTRE  MES  BRAS TOUT  AUTOUR  DE  MON  GARCON , le  laisser   ,  lui  permettre  de  se laisser  aller   à  son  chagrin…

Il  ne  peut  contenir ce flot  d’ émotion  violente  qui  le  submerge ,  je  ne  le sais  que  trop …

Il  ne  cesse de redire ces mêmes  mots , des mots  que  l ‘ on prononce  parfois dans  des situations tout  à  fait  banales: »  C’ EST PAS VRAI … ».

Et  dans ces situations  là ,  effectivement ,  le   » PAS  VRAI   »  est  un effet de surprise ,  qui , parfois , laisse perplexe, où ,  encore  peut  réjouir le coeur.

Parfois  ce  sont  aussi  des déceptions  , des contrariétes…

MAIS  LA !

MAIS  LA  ,  c’  est  trop  dur  ,oui  , vraiment  c’ est  trop ,  beaucoup  trop  dur !!!

Je  ne  veux  pas  que  mes enfants  aient  encore  à  souffrir davantage ,  la  vie  est  déjà  si  difficile  par  moments …

Je pensais  ,  malgré  ces craintes  de  perdre  un  jour  un  enfant  que  j’  avais  déjà  mon  compte  de  difficulté  ,  de  lourdes  difficultés.

En fait ,  je  ne  comprenais  pas  pourquoi  mon compagnon  ne  comprenais  pas   quelles  étaient  mes attentes  à  l’  égard  de  mes  enfants , quelles  attitudes  j’ espèrais  de  sa  part.

C’  était  si  difficile …oui , si  difficile…Mon  coeur  avait  parfois  la  sensation  de voler  en  éclat.Et  je  me  disais ,  avant  qu ‘ il  devienne  père à  son  tour  ,  que  c’  était  probablement  parce qu’ il  n’  avait  pas  d’  enfant  «   à  lui   » ,  qu’ il  ne comprenait  pas  à  quel  point  on  peut  AIMER  les enfants qui  nous  sont  donnés.

Oui ,  je  me  disais  cela ,  cela  me  semblait  être une  explication  cohérente,  j’  essayais  de  me  convaincre.Alors , si  ,  lui  devenait  père , alors , oui ,  sûrement  il  comprendrait , c’  était  sur  et  certain.

Il  n’  en  voulait  pas  vraiment …Parfois  lui  venait  l  ‘  envie  d’  en parler , un  enfant  ,  oui , pourquoi  pas,  mais  surtout ,  pourquoi?

C’  est  tentant , c’  est bien  mignon  ,  mais  il  faut  du temps  pour  eux  et  de  la  patience et  bien  d’  autres  choses    encore ,  des  instants  de  complicité  à inventer ,  à rêver  à  faire  vivre  dans  le  coeur  de   ceux  que  nous  avons  attendus  avec  un  AMOUR  infini .

Il  est  INDISPENSABLE  de  leur  consacrer  du  temps ,  pas  toujours  des heure  et  des  heures  ;  Mais  un  moment  où  ils  ont  la sensation  d’  être  complètement  unique  et  indispensable  à  notre  bonheur…

Que  leur  BONHEUR  nous  est  tout  simplement  indispensable.C’  est  la  clé  du  bonheur  pour  eux.

Moi  ,   je  savoure  , je  me  ravis   d’  être  la  maman  d’ un  petit  être si  grand  dans  mon coeur…Quel  BONHEUR!!!

Comment  ,  comment  ne  pas  comprendre  ça,  c’  était  ,  ça  semblait  si  évident  pour  moi…Ce  qui  est  évident  pour  une  personne  ,  ne  l’  est  pas  forcément  pour  une  autre.

Mais  ,  là  ,  avec  un  enfant  un  petit  ,  ou  moins  petit   bout  d  ‘ AMOUR  ,  je  ne  voulais  vraiment  pas  comprendre  que  tout  ça  ne  finisse  pas  par  devenir  évident,  non  je  ne  le  voulais  vraiment  pas,  celà  ne  m’  était  pas  possible!

Alors ,  j’  ai  ,  aprés  un  certain  temps  ,  aprés  deux  enfants  en  commun  , et  bien  j’  ai  pensé  que  si  nous  «   perdions   » un  enfant  ,  là , il  comprendrait  ,  c’ était  sur ,  il  n’  y  avait  aucun  doute  à  avoir  là- – dessus.

         

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23-09-2006

Protégé : tomber amoureux

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21-09-2006

Ce déhirement

Mon  compagnon  entre  dans  la  chambre  ,  je  suis  un  peu  ,  si  peu  mais  malgré tout  soulagée.Je  ne  suis  plus   tout  à  fait  seule.

Je  lui  dit : »maintenant ,  on  va  s ‘  aimer  trés  fort ».  Le  mot  amour  est  indispensable. Le  « on »  ,  je  ne  le  sens pas  du  tout.Je  me  sens  coupable, coupable  d ‘  avoir  ressenti  cette rancoeur, de  l’  avoir  portée  en  même  temps  que  Maxime.

Est  -  il  parti  pour  cette  raison?

A  t -  il  fuiT  notre  vie de  famille  mouvementée?J ‘  ai  bien  peur  que  oui . Je  n  ‘   ai  pas  su  apaiser  les  relations,  je  suis  complétement  et  l  ‘ unique responsable  de  ce  grand  malheur ,  en  fait  ,je  suis  punie ,  je  me  suis  punie  moi   même!

Je  savais  que  je  n  ‘aurais  pas du  manger  ce  morceau  de viande  .J  » étais  au repas  de Noël de  la  societé  où  travaille  le papa  de Maxime . J ‘ avais  pas  trop  envie  d ‘  y  aller,  je  ne  voulais  pas le  contrarier.

j  ‘  ai  demandé à  ce  qu’  ils remettent  la  viande à  cuire, mais  elle était  toujours un  peu  saignante.Et puis  j  ‘  ai  lu  quelque  part, je  ne sais  plus  où, que  la  toxo  ,même  si  on  l  ‘ attrape  ,une  fois  qu ‘ on  est  traité  , il  n’  y  a  plus  grand  chose  à  craindre  pour  le  bébé.

Qui  a  pu  écrire  ça?

Qui  a  pu  ?

C ‘  est  INADMISSIBLE!!!

Bêtement  ,  je  me  suis  souvenue  de ces paroles , stupidement , elles  m’ ont  parues  dignes  de confiance.

Et , j’ ai mangé  un peu  de  cette  viande…
C  ‘  est donc  ma  faute.La  culpabilité  m  ‘  envahit ,  je  n’  ai  aucune  excuse,  je  mérite  ce  qui  m ‘  arrive.

Se  faire  du  mal,  oui  ,  bien  souvent  , il  nous  arrive de  prendre  des  décisions qui  nous  entraînent  dans  des chemins  difficiles.

Mais  là ,  j  ‘  ai  tué  mon  enfant,  je  suis  une  criminelle, je  dois  être  condamnée.

Condamnée  à  souffrir,  il  n’  y a  plus que  ça  à  vivre.

Vivre  pour  souffrir , sans fin…

Souffrir  de  voir  mes  quatres  petits  trésors  engloutis  par  la souffrance  , la  leur  ,la  mienne qu  ‘ils  reçoivent  malgré  eux.Je  ne  peux  même  pas  les  protèger.

C  ‘ est  un  écho  inévitable.

Je  télephone aux  grands  – parents  de  mes  deux  ainés,  ils  sont  là,  heuresement; il  n’  était  pas  prévu qu  ‘ils  interviennent.

Mes  deux  ado  étaient  d’  accord  por  se  débrouiller un  peu  tout  seul.  Il y  avait  de  quoi  manger  dans  le  congélateur pour  toute la  semaine.J  avais  affiché   les  menus sur  la  porte  du  frigo. Ils  sont  encore  petit  mes  deux  grands  mais  suffisament  dégourdis  pour  se faire  à  manger ,ranger  le  lave  vaisselle  et  passer  un  petit  coup  d  ‘aspirateur.

Les  deux  petits   étaient  pris  en  charge  par  leur  papa,  ils  devaient  en  principe  manger  chez  leur  mamie  et  revenir  à  la  maison  le  soir ,  retrouver leur  grand  soeur  et  leur  grand  frére.

Mais voilà,  ils  n’  est  plus  question  qu’  ils  restent seuls,  seuls  avec  cette  atroce  réalité.Il  faut  les  entourer,  les  soigner,  comment?

Etre là!

Les  grands- parents  sont  là,  MERCI ,  merci  de  tout  mon  coeur…

Ils  vont  aller  chercher  mon grand,  d ‘ abord , je  dois  lui  téléphoner,  lui expliquer  qu’  il  y a  un  changement  de  programme.

Il  décroche ,  est  surpris  de m’  entendre, il  ne  comprend  pas.Il  ne veut  pas  comprendre; en fait  , il  ne  pose  pas  trop  de questions.

Ca  doit  lui  faire  peur, il  entend  bien  au  son  de  ma  voix  que  ça ne  va  pas  du  tout.

En  fait ,  je  pense qu  ‘ il  ne  m’ a jamais  entendue  parler ainsi.Alors  il  se  plie  à  ce  que  je  lui  demande  de  faire:il  doit  appeler  ses  grands-parents  qui  viendront  immédiatement  le  chercher  pour  venir  me  voir  .

Il  sait?
Je  ne lui  ai  pas  expliqué  pourquoi nous  procèdions ainsi.

Il  arrive , la  porte  s ‘  ouvre.  « Maman,  qu’  est  ce  qui  se passe? »

« Ton  petit  frère  n’  est  pas  encore né  , mais il  est  déjà  au  ciel . »Et je  pose  la  main  sur  mon  ventre.

Il  crie : »Non  ,  c’ est pas  vrai  ,  je ne  veux  pas  le  croire,  c’  est  pas  vrai,  c’  est  pas  vrai… »

comme  j’  aimerai  ,  comme  j ‘  aimerai  lui  dire que  ce  n’  est pas  vrai,  s’  il  savait à  quel  point.

Il  doit  le  savoir,quelque  part  au  fond  de  son  coeur.  Il  s’ effondre  et  sanglote  dans  mes  bras  ,je  suis  impuissante,  je  ne  peux  rien  faire  de plus  qu ’ être  là ,  avec  ma  propre  dechirure,  mais  être là  tout  de  même.

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20-09-2006

L’ annoncer…

J ‘ ai tout de suite pris , compris l ‘ envol de Maxime comme un cri d ‘ Amour.
AIMEZ – VOUS!
J ‘ étais dans une profonde rancoeur à l’ égard du papa de mes trois derniers enfants.Il se montrait si distant à l’ encontre de mes deux ainés.
Souvent , j ‘ en avais le coeur déchiré.C ‘ était comme s ‘ ils n ‘ existaient pas pour lui.J ‘ avais constament la sensation d ‘ être morcelée.Pas d ‘ unité , pas de volonté d ‘ être là pour l ‘ autre.C ‘ est pourtant une dimension essentielle de l ‘ AMOUR.
Ne serait – ce pas une des dimensions suprême de l ‘ AMOUR?
S ‘ oublier pour se rendre attentif aux besoins de l ‘ autre, aux désirs profonds qui habitent son coeur.
Etre à son écoute, lui dire: » Je suis là pour toi « .
Decrire l ‘ Amour peut prendre des heures , en fait il est possible d ‘ en parler sans s ‘arrêter .
L’ AMOUR se décline à l’ infini et pourtant il est unique, enfin ,je crois, j ‘ y crois.
Unique est aussi mon tout doux petit Maxime qui lance ce cri d ‘ Amour, déchirant mais oh combien nécessaire.
Plus de rancoeur dans mon coeur, délivré , mais lourd, si lourd…
Lourd de tout ce qu’ il va falloir assumer.A commencer par cette journée du 3 mai qui pour beaucoup est un jour comme les autres, mais pas pour tout le monde.
Il est des personnes qui voient leur vie basculer ,qui se sentent seules au monde.Je sais bien que je ne suis pas la seule, non certainement pas.Sur toute la terre , il y a bien des gens qui traversent de profondes épreuves.Je ne suis pas la seule , mais je me sens si seule , abandonnée.
Pourquoi ?
Pourquoi n ‘ ai – je pas le droit de tenir ce petit corps en vie dans mes bras?
Je le veux!!!
C ‘ est mon fils,cela m’ est du!
Aucun argument va me ramener mon petit bout d ‘ amour.Je ne peux que me préparer à affronter tout ce qui est nécessaire.
Traververser cette journée avec tout ce qu ‘ il va falloir dire à ceux que j ‘ aime du plus profond de mon coeur.
Les déchirer avec cette nouvelle déchirante,toujours avec ce ventre arrondi qui est si terrible à assumer.
Lorsque je reviens de la salle d’ échographie, je reste seule dans la chambre.Personne à qui parler, j ‘ attends , j’ attends mon compagnon que la sage femme vient d ‘ avertir, elle me le passe au téléphone: » Il fallait que ça nous arrive »,me dit – il.Que répondre?
A nous ou à quelqu’ un d’ autre , c’ est terrible , on ne peut pas se dire pourvu que ça n ‘ arrive qu’ aux autres.Il faudrait dire : ça ne devrait pas  arriver!

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18-09-2006

Sombres pensées

Le deux mai , dernier enregistrement des éventuelles contractions et des battements du coeur du bébé.Tout allait bien, pas de contraction en vue mais bébé semblait aller si bien!

Il bougeait tant que j’ avais fini par trouver celà pas tout à fait normal mais le tracé des battements de son coeur était parfait pour l ‘ équipe médicale.

Moi , je trouvais celà un peu louche.Peu de temps auparavant , je lisais une histoire aux deux petits:Ours brun et Ours blanche sous l ‘ avalanche.

En fait ,le petit ours que portait ourse blanche finissait par manifester son besoin de sortir au grand jour en donnant des coups de pattes rythmés.Et je me demandait si la frénesie que Maxime manifestait ne signifiait pas tout simplement qu’ il était grand temps pour lui de quitter ce petit nid d’ amour.

Il est vrai que la date d’ accouchement était déjà prévue pour le 23 avril mais celle ci ne semblait pas juste.

J’ avais déjà quatre fois accouchée avec un certain retard, enfin pour moi il ne s ‘ agissait pas vraiment de retard , il me semblait que les dates données par le médecin ne collait pas.

A chaque fois , c’ était les miennes qui étaient justes à un ou deux jours près .Mais là, je pensais accoucher au plus tard le 29 avril , ce retard là  me paraissait bizard.A l ’ hôpital personne ne s’ inquiétait, surtout que le tracé du coeur était parfait pour le personnel.

Moi , je ne  le sentait pas , mais quel argument avais-je ?

De l’ angoisse , une terrible angoisse que l’ équipe médicale aurait mise sur le compte de la fragilité émotionnelle d’ une maman sur le point d ‘ accoucher.

Je devais donc entrer à l’ hôpital le 4 mai au matin ,mais la sage - femme constatant que mon col ne s’ ouvrait absolument pas  a proposé au médecin de me faire venir le 3 mai pour commencer le déclenchement de l’ accouchement en douceur.

Elle ne voulait pas tout de suite me mettre sous perfusion.

Lorsqu’ elle m’ a proposé de venir le lendemain , je me suis complètement  éteinte.

Plus de joie de vivre, rien que de l ‘ angoisse ,une terrible angoisse que je ne voulais pas  comprendre…

Déjà ;le dimanche matin des idées étranges m étaient venues , une phrase que je ne comprenais pas:Il y a un avant et un après, comment je vais faire après quand je n’ aurai plus cette joie de vivre dans mon coeur?  Une question par laquelle je ne voulais pas me laisser  questionner.

Normal. Quelle maman accepterait de se dire: mon enfant va mourir .

Tout semblait aller si bien,oui tout SEMBLAIT en apparence.

En réalité ,il en était tout autrement! Au cinquième mois de grossesse , j’ ai contracté la toxoplasmose.

Ironie du sort , c’ est une semaine après avoir reçu les résultats de l ‘ amniocentèse que ce parasite a trouvé une porte d’ entrée dans mon corps!

Moi, je ne l’ interressais pas, non ,il s’ en est pris à ce que j’ avais de plus précieux, il s’ est acharné sur un être fragile ,sans défense.

Il n’ a pas trouvé le courage , l’ honnêteté de s ‘ attaquer à un adulte.

Personne ne m’ a alarmé,ni le gynécologue , ni les sages -femmes , ni les personnes que je connaissais qui travaillaient  dans le domaine médical.

Moi non plus , je ne voulais pas dramatiser.Des enfants étaient déjà nés en bonne santé malgré cette présence indésirable.

Il n’ était pas question pour moi que mon bébé d ‘ amour puisse  être victime de quelque malheur que ce soit.Je saurai le protèger grâce a mon amour, j’ y croyais trés fort , je voulais absolument y croire.

Pourtant , je n’ ai cessé de recevoir des messages me laissant entrevoir un avenir sombre et lourd.

Je n’ arrivais pas à me projeter avec ce bébé.Mon compagnon disait que  quand Maxime sera là , il faudra que ça fonctionne différement;les deux petits ne pourront plus me solliciter autant , il faudra qu ‘ ils apprennent à être un peu plus autonomes.

De plus, j’ avais rêvé que j ‘ accouchait d’ un bébé tout noir
Autre  rêve bizard , j ‘ étais poursuivie par des animaux préhistoriques féroces et j ‘ avais réussi à leur échapper en me réfugiant dans une église.

Ce qui était un peu étrange aussi , c’ est que Maxime ne bougeait pas vraiment beaucoup .

En fait ,il bougeait surtout le soir, lorsque je priais.Je mettais la main sur mon ventre et je sentais ses petits coups de pieds.Il semblait si heureux, c ‘ était un moment de fête pour lui , on aurait dit .

Souvent , je m’ endormais pendant la prière , la main sur mon ventre.

Comme je savourais ces moments, à un point…

Maxime , tu m’ as illuminée de bonheur  par ta présence.

Je sais que ton profond désir est de continuer à me faire rayonner de bonheur et d’ AMOUR.

MON petit ange d’ AMOUR , je crois bien que tu y arrives parfaitement bien   .

Est ce que je te donne satisfaction?

Est ce que je sais donner ,transmettre tout cet Amour qui me porte?

J’ essaie de mon mieux, parfois je dois commettre des erreurs mais je continuerai à essayer.

Je t ‘ aime tant mon tout doux petit Maxime , tu es mon  rayon de soleil, tu es un rayon de soleil pour la terre entiére. Je t’ aime de tout mon coeur.

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14-09-2006

Etait-ce écrit?

Pourtant je la connaissais , la vérité , il me semble que je le savais même avant d’ être enceinte.

Lorsque j ‘ ai accouché d ‘ Eve ,le capteur s ‘ est débranché, j ‘ ai eu un mouvement de panique mais il a été  immédiatement éffacé .

J’ ai dit à la sage femme qui s’ est précipitée  pour voir ce qui se passait que ce n’ etait rien que le capteur,et c’ était ça!

Avant de porter mon tout doux petit Maxime , j ‘ ai pensé que peut – être cette fois ce ne sera pas le capteur qui sera débranché, j’ ai eu des frissons mais cette idée me hantait alors que je n’ etais même pas enceinte.

Et puis tu es venu tout de suite, comme tes trois autres frères, il n’ y a que ta soeur qui c ‘est fait un peu attendre,normal c’ est une fille!

Au début déjà ,;il me semblait que cette grossesse n ‘ était pas comme les autres.Est – ce que je porte réellement un enfant, il me semblait déjà que ce n’ était qu ‘ rêve magnifique mais inaccessible.

Lorsque le médecin a fait la première échographie, personne d’ ailleurs ne savait que tu grandissais dans ton petit nid d ‘ amour,j ai eu une sensation bizarre.

Cette échographie a eu lieu ( la premiére) là où a eu lieu la derniére!

Et pourtant je n ‘ ai pas continué le suivi dans cet hopital.Lorsque j ‘ ai vu le petit chaton que je portais, j’ ai eu la sensation que je ne le connaîtrais jamais ,que je ne découvrirai pas son petit visage.

Il était là sans être vraiment là.

Et tout de suite le médecin a commencé à me conforter dans cette sensation ,il croyait bien faire,il croyait faire son devoir.Tout de suite , il commence à me parler de cet examen:amniocentèse.

Je ne m ‘ affole pas le moins du monde, lui si. Je n’ en veux pas, il insiste:Je vais avoir 40 ans , mon bébé peut avoir une malformation.

Oui , il peut mais ily a de grandes chances pour qu ‘il aille très bien et qu’ on ne découvre vraiment rien .Ce qui a été le cas!!

Le médecin insiste tellement malgré mon détachement que je commence à me sentir mal  et je me demande si j ‘ ai le droit de continuer à aimer mon enfant!

J ‘ en parle alors à mon compagnon qui penche assez rapidement pour la réalisation de cet examen.

Ca cogne dans mon coeur , ça fait mal ,je ne me sens pas le droit de décider toute seule.

Quelle est la réponse à cette question, je ne le sais toujours pas .

Ce que je sais, c’ est qu’ il ne me paraît pas pensable de tuer un être vivant parce qu’ il est différent .

Or les résultats de cet examen sont connus lorsque le bébé a déjà plus de quatre mois.

C ‘ était inimaginable pour moi de rejeter un enfant, je tenais pourtant  ce discours au papa de Maxime, mais je sais que jamais je n’ aurai demandé un avortement thérapeutique.

La thérapie, ça doit soigner , pas tuer!

Et j ‘ ai tout de même laissé le médecin pratiquer cet acte, c’ était terrifiant , je pleurais et j étais incapable de refuser cet acte que je vivais comme une torture,comme une agression à l ‘ encontre de mon bébé.

En fait , je ne faisais déjà pas confiance à Maxime.Mais maintenant je comprends de mieux en mieux que je peux lui faire complétement confiance.

Quelle terreur quand j ‘ ai vu cette grande aiguille s ‘ enfoncer dans mon ventre juste à coté de mon petit coeur . Maxime, lui semblait relever le menton en signe de defi.

Pardon mon petit coeur, pardon mon tout doux petit Maxime, J ‘ ai eu si peur pour toi et je n’ ai rien fait pour te protéger.

J ‘ai  laissé faire.Ne pas agir est parfois pire que de mal agir?

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13-09-2006

Des mots qui font mal…

Il faut prévenir ma famille, il le faut , je ne peux garder celà pour moi toute seule , c’ est trop lourd à porter.

En fait, je ressents le besoin de le dire ,de le raconter , de raconter la souffrance qui m ‘ habite.

C ‘ est paradoxal, je voudrait tant annoncer la naissance de notre petit Maxime avec un bonheur sans nom dans le coeur,mais ce n ‘ est pas ce que je vais être amené à faire.

Mais la famille attend, souhaite savoir où en ce petit bonhomme.

Je ne me sens pas le droit de continuer à les laisser ésperer que tout va bien et que bientôt ils feront tous la connaissance de notre petit coeur tant attendu.

Non , ce n ‘est pas honnète, la vérité se doit d ‘ être donnée à ceux qui l ‘ attendent.

Qu ‘ elle soit cruelle , déchirante, mais qu’ elle soit!

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11-09-2006

L’inacceptable…

Je reviens à moi , à ma déchirure.
Je ne supporte plus de porter ce corps sans vie, je veux que l ‘ on me l’ enlève le plus vite possible.C ‘ est insupportable d’ avoir un ventre arrondi…
Jamais je ne me serai cru capable d ‘ être habitée par de telles pensées !
Je ne veux pas vivre ça!
Ca ne doit pas arriver!
Pourtant , je ne me suis jamais dit que : »ça n ‘ arrive qu ‘ autres ».
Bien au contraire, je pensais règuliérement à ces familles , ces personnes si durement épprouvées par la vie ;En fait j ‘ y pensais tous les soirs avant de m ‘ endormir.
Je priais , je demandais à notre Pére de leur apporter du réconfort, de les aider à traverser ces moments si difficiles et je trouvais presque injuste d’ être épargnée.
Je me vois encore allongée sur la table d ‘ accouchement , alors que la sage femme installe le capteur sur mon ventre.
Je ne me suis même pas étonnée de ne pas entendre les bruits de battement de coeur de mon tout doux petit Maxime.
Je ne m ‘ étonne pas non plus de la voir se pencher avec effroi sur l ‘ appareil, je lui dit immédiatement: »Là il y a quelque chose qui ne va pas , mais pas du tout , je le sens , je le sais ».
Elle essaie de me rassurer, mais je sens trés bien qu ‘ elle ne croit pas un mot de ce qu ‘ elle me dit.
On me fait imméditement monter en salle d ‘ echographie , dans l ‘ ascenseur je ne cesse de demander à Maxime de bouger: »Bouge mon bébe ,je t ‘en prie bouge…! »
Mais rien ne se passe.
Quand est – ce – que je l ‘ ai senti bouger pour la derniére fois ?
Il m’ semblé le sentir bouger ce matin en déposant Gaël chez sa nounou, mais je sais bien que ce n ‘ étais déjà plus un mouvement de sa part mais son corps qui bougeait de part mes mouvements.

Dans la salle d ‘ échographie , je ne vois que les visages de la sage femme et du médecin, deux visages envahis d ‘ une inquiétude terrifiante.

Le médecin secoue la tête, la sage femme ne dit rien.Leurs yeux sont fixés sur l écran recherchanr malgré tout un infime signe  d’ espoir mais en vain.

Je demande : »Il est mort ,mon bébé? »

Je crois que je pose deux fois la question.Le médecinme murmure: »Vous avez entendu ce qu ‘a dit la sage femme. »

Oui , j ‘ ai entendumais je ne veux pas l ‘ entendre!

Je sombre , je m’ enfonce dans l ‘ horrible, l ‘ inacceptable réalité.

Et je leur réponds alors: » C ‘ est horrible ce que je vais vous dire ,j ‘ ai 40 ans , je ne pourrai  plus avopir d ‘ enfant,  », puis en mettant la main sur mon ventre j ‘ ajoute: »De toute façon , c ‘ est lui que je voulais et pas un autre. »

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09-09-2006

MAXIME, mon tout petit…

Le plus dur est à venir , moi je n’ existe déjà plus, peu importe, je ne suis qu ‘ corps sans vie ,MAXIME , lui est tout le contraire mais ça je ne peux pas encore le savoir , je ne le peux ni ne le veux d ‘ ailleurs , c’ est dans cette vie sur terre que je désirais connaître mon petit bout .

Pas comme ça ,non , surtout pas!

Le plus dur , le dire à ses fréres et à sa soeur qui il y a si peu de temps encore me touchais le ventre en disant à quel point elle était désireuse de prendre son petit frére dans ses bras.

Le dire à mon garçon de 14 ans , même si c’ est un garçon deux ans plus jeunes que sa soeur ,il attendait tout autant ce petit frére qu ‘ il esperait dècouvrir et qu’ il aurait fini par trouver aussi embêtant que sesdeux autres petits fréres par moment .

Le dire à mon adorable crapule de 6 ans qui  parlait à Maxime et lui demandait en approchant sa bouche de mon ventre ,il lui disait : » c’ est quand que tu sort, » avec une certaine impatience.

Le dire à ma petite crème de trois ans à peine qui aimait tant faire des bisous à Maxime , il embrassait mon ventre tous les soirs aprés la douche .

Comment le papa de Maxime va – t- il encaisser ça?

Lui qui se montrait si soucieux de savoir son petit en bonne santé, comment cet évenement va – t -il résonner en lui?

Il va falloir trouver les mots , lesquels?

En existent – t ils  des mots qui font moins souffrir que d’ ‘autres?

NON , j’ ai beau chercher , là il n’ y en a aucun , quelque soit les propos , la réalité est la même , oh combien déchirante, c’ est INEXPRIMABLE!

NON, là il n’ y en a aucun!

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